Ah ! Les élections électorales genevoises, le grand bazar des promesses !

Plus nous nous rapprochons des élections au Grand-conseil, plus le landernau politique genevois s’agite ! Une fois de plus la question se pose, qu’est que l’on va bien promettre aux genevoises et genevois pour obtenir leur voix ?

En conséquence, parmi tous les partis politiques dont l’inspiration va crescendo en vue du grand bazar électoral, lequel aura l’audace de :

  • Chiffrer son programme en partant des recettes annuelles connues de l’année précédente, en retranchant obligatoirement un montant destiné au remboursement de la dette, en mettant de coté un montant destiné à la conservation du patrimoine immobilier du Canton et en vue du renouvellement de diverses infrastructures et tout ceci en équilibrant le budget comme le ferait n’importe quel chef(fe) de famille responsable.
  • Vous signifier qu’il devra ponctionner votre porte-monnaie afin de financer son programme !
  • Vous faire remarquer que seulement si il obtient la majorité absolue il pourra, peut-être, appliquer son programme vu le « garde fou » qu’est le droit de référendum.

Le système des ententes de gauche ou de droite ne sert que pour les élections puis après vive les électrons libres ! Donc encore un leurre ! En réalité, inutile de vous dire que seul un système majoritaire serait plus efficace pour des « latins » que nous sommes principalement à Genève. Pour la France le Général De Gaulle l’avait bien compris !

En conclusion, si le programme politique n’est pas chiffré il n’est qu’un torchon de papier ! un leurre pour les c..rédules. Seul, un programme qui partira des impôts effectivement perçus (le pognon en caisse) et qui fixera clairement les priorités en visant un déficit proche de 0 sera un bon programme ! Les subventions et autres dépenses seront fixées selon la règle :

Est-ce : INDISPENSABLE, URGENT et à LA HAUTEUR DE NOS MOYENS ?

Les Citoyennes et Citoyens ne devront pas hésiter à poser, aux candidats au Grand-conseil ou au Conseil d’Etat, les bonnes questions :

  • Comment allez-vous financer votre programme ? et si nous refusons une hausse d’impôt que va-t-il se passer ?
  • Qu’allez-vous faire pour contrôler et réduire les dépenses inutiles ? Comment allez-vous régler le problème du chômage ? Comment allez-vous préparer les jeunes au monde du travail ? Comment allez-vous remplacer les postes perdus par les délocalisations, les fusions ? Comment allez-vous combattre les abus dans le social ?
  • Quand on aura voté la Cour des Comptes, allez-vous l’utiliser comme placard doré pour vos amis politiques ?
  • A quand la restructuration de la fonction publique en appuyant les fonctionnaires qui mouillent leur chemise, ont des idées, font des propositions pour rendre les services de l’Etat efficaces (heureusement il y en a plus que l’on pense mais malheureusement on se charge de bloquer leurs ardeurs) et virer ceux qui utilisent leurs postes uniquement à des fins politiques ou pour garder ses privilèges ?

Comme les paroles s’envolent pourquoi ne pas demander des réponses écrites. Dans tout les cas votez ! Renvoyer son bulletin même blanc ou sans nom de parti est un acte civique qui indique clairement que l’on n’est pas convaincu par les propositions des partis. Ne pas voter leurs permets de prétendre que cette attitude n’est que désintérêt si ce n’est du « je m’en foutisme » et preuve d’incivisme d’une partie de la population et ainsi conforte le système à ne pas évoluer. ! Il est vrai que dans notre système, il pourrait y avoir seulement un pourcent de la population qui vote on n’aurait qu’en même nos 100 députés. A combien de % minimum de participation le système imploserait ?

Il faut saluer les femmes et les hommes qui ont décidé de réactualiser la Constitution et on pourra se poser la question sur la façon la plus efficace de représenter les désidératas des citoyennes et citoyens de ce Canton et sortir des carcans idéologiques savamment maintenus à gauche comme à droite.

 

Herbert Ehrsam

Président du Comité « Halte aux déficits »

 

Texte envoyé le 27 Août 2005, mais semble t'il pas publié à ce jour (06/09/05)